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Quelles différences entre la SAS et la SASU ?

Ecrit le vendredi 22 novembre 2019 par Estelle Petit
Avec Shine, dites adieu aux lourdeurs bancaires et aux tracas administratifs et comptables.

La première étape de la création de votre société est le choix du statut juridique. EURL, SASU, SARL, SAS… Vous vous sentez un peu perdu.e parmi tous ces acronymes ? Faisons le point ici sur les différences entre la SAS et la SASU, pour vous aider à choisir la meilleure forme d’entreprise pour votre projet.

I- SAS et SASU : un seul et même statut juridique

Et oui, SAS et SASU sont, en fait, le même statut. L’acronyme SASU signifie Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. 

Une SASU est donc une SAS avec un associé unique. C’est la seule grosse différence entre les deux statuts. La SAS peut, quant à elle, avoir un nombre illimité d’associés.

Ces deux formes juridiques sont donc très similaires. Voici les grandes caractéristiques qu’il faut connaître pour comprendre les statuts de SAS et SASU : 

La libre rédaction des statuts

Comme toutes les sociétés, le fonctionnement de la SAS et la SASU est régi par les règles établies dans les statuts. C’est le document fondateur de l’entreprise, il faut donc lui apporter le plus grand soin.

Il est important d’être bien conseillé·e pour la rédaction de vos statuts. Shine vous accompagne dans cette étape clé grâce à Shine Start et à notre partenaire expert comptable.

Contrairement à la SARL et sa version unipersonnelle l’EURL, la rédaction des statuts de la SAS est relativement libre et ne répond pas à des règles strictes. Les statuts sont donc adaptables à toutes les activités professionnelles, que vous soyez seul associé ou plusieurs.

C’est le principal avantage du statut de SAS par rapport aux autre formes de sociétés. Mais attention, cet avantage peut se retourner contre vous. Trop de liberté peut être dangereux ! En effet, en l’absence de règles fixes vous devez donc apporter un soin tout particulier à ne rien oublier dans vos statuts et à formuler les choses avec minutie. C’est pourquoi se faire accompagner par un professionnel est fortement recommandé dans la rédaction des statuts.

La limitation de la responsabilité des associé

En SAS comme en SASU, la responsabilité du ou des associé(s) est limitée à leurs apports au capital de l’entreprise. Les biens personnels des associés sont entièrement décorrélés de leurs apports à la société. 

Le statut d’assimilé-salarié pour le dirigeant

En SAS comme en SASU, le président dispose du statut social avantageux d’assimilé-salarié. Comme les salariés, il est affilié au régime général de la Sécurité Sociale. Ainsi, exceptée l’assurance chômage dont il ne dispose pas, le président d’une SAS ou d’une SASU a une couverture sociale identique à celle d’un salarié. 

La fiscalité de la SAS

Comme toutes les sociétés, la SAS est imposée sur ses bénéfices à l’impôt sur les sociétés (IS). 

Les bénéfices réalisés par la SAS peuvent être répartis entre les associés en dividendes. 

Les associés ou l’associé unique sont imposés à l’impôt sur le revenu (IR) sur leurs dividendes. Ainsi, à la fin du match, les bénéfices d’une société sont doublement imposés : d’abord en temps que bénéfices de la SAS, puis en temps que dividendes des associés.

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l’imposition des dividendes en SAS

Les dividendes des associés d’une SAS comme d’une SASU sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique, aussi appelé Flat Tax au taux fixe de 30%.

II- Entreprendre seul en SASU vs entreprendre à plusieurs en SAS : qu’est-ce que ça change ?

Finalement, la grande différence entre SAS et SASU réside dans cette question : est-il préférable pour vous de lancer votre projet et de diriger votre entreprise seul.e ou à plusieurs ?

1. Les avantages d’être associé unique : 

  • La prise de décision

La prise de décision dans une SASU est de l’entière responsabilité de l’associé unique. Il n’a besoin de l’accord de personne, d’aucune validation pour prendre les décisions liées à la gestion de son entreprise. Aucune modalité de prise de décision n’a besoin d’être inscrite dans les statuts en SASU, ce qui est par contre le cas en SAS. 

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Petite nuance cependant, lorsqu’une SASU et son effectif grandissent, l’associé unique d’une SASU peut se retrouver dans l’obligation de nommer un commissaire aux comptes et un président autre que lui-même. Les décisions devront alors parfois faire l’objet d’assemblées générales avec ces deux nouveaux acteurs.

La SASU permet donc d’avoir un contrôle complet et unilatéral sur la gestion de l’entreprise.

Pourtant, faire cavalier seul n’est pas qu’une partie de plaisir, s’associer peut vous éviter bien des déconvenues.

2. Les avantages d’être plusieurs associés 

  • Un capital potentiellement plus important

C’est mathématiquement très simple, si plusieurs personnes apportent de l’argent pour former ensemble le capital social de l’entreprise, plus elles seront nombreuses, plus ce capital sera grand ! Ainsi, en SAS, vous pouvez potentiellement réunir un capital social plus important qu’en SASU. Cela peut vous permettre de lancer un projet plus ambitieux, d’avoir une sécurité financière plus grande, ou encore d'inspirer confiance à de futurs investisseurs ou partenaires.

Par exemple, si vous souhaitez monter votre entreprise seul.e, en SASU, mais ne disposez pas des fonds nécessaires, il peut être intéressant de vous associer à quelqu’un qui souhaite investir dans un projet et de monter ensemble une SAS.

  • Le partage des risques

Chaque associé d’une SAS engage sa responsabilité à hauteur du capital qu’il a apporté. En formant un capital social à plusieurs vous partagez donc les risques en cas de problème.

  • Les décisions collectives 

Certes les décisions sont plus rapides à prendre lors que l’on est l’associé unique d’une SASU mais vous passez à côté d’une chose très importante dans l’entrepreneuriat : l’intelligence collective. La SAS permet de prendre les décisions les plus importantes de manière collégiale, ce qui peut être un vrai plus. 

En SAS, les modalités de la prise de décisions sont définies librement dans les statuts. Libre aux associés de décider que la plupart des pouvoirs de décisions réside dans les mains d’un seul associé par exemple.

Cependant, certaines décisions doivent obligatoirement être prises en impliquant l’ensemble des associés. Par exemple : 

  • La nomination d’un commissaire aux comptes, 

  • La validation des comptes annuels,

  • La modification des statuts de la société,

  • Toute décision capitale pour la société comme une fusion, une acquisition ou la dissolution de la société.

Par contre, aucune règle ne régit la validation de la décision : votes pondérés en fonction des apports, unanimité etc… Ce sera à vous et vos associés d’en décider dans les statuts. 

  • Un contrat de travail pour le président 

Lorsque le président est nommé parmis les associés, il peut, sous certaines conditions, disposer d’un contrat de travail. Cela est possible s’il est rémunéré par la SAS pour un travail précis autre que les tâches liées à son statut de mandataire social. Il faut prouver également qu’il y a un lien de subordination avec la société, ce n’est donc pas possible si le président est associé majoritaire.

Avec ce contrat de travail viennent un certain nombre d’avantages comme la soumission au code du travail et le droit au chômage.

III- Comment passer d’une SASU à une SAS ?

Les avantages de la SASU sont particulièrement appréciables en début d’activité, mais ensuite vient souvent le besoin de voir son entreprise grandir, et donc de s’associer.

Cela peut-être par exemple parce que : 

  • vous avez besoin de fonds mais ne souhaitez pas faire appel à une banque,

  • vous avez besoin d’une nouvelle expertise.

  • L’associé unique d’une SASU décède. Son entreprise peut être léguée à plusieurs de ses héritiers. Elle deviendra alors une SAS.


Etant donné que SASU et SAS partagent le même statut, il ne s’agit pas d’une vraie transformation. Il s’agit en fait d’une simple ouverture du capital de la SASU à d’autre associés. Cette ouverture peut se faire de deux manières : 

  • La cession d’actions : si un nouvel associé vient racheter une partie des parts de l’associé unique. C’est la situation la plus simple.

  • L’augmentation de capital : si un nouvel associé entre au capital en apportant de nouvelles ressources. L’émission d’actions est une démarche plus complexe qui nécessitera des formalités au greffe et aura un coût plus important.

La simplicité de passage de sa version unipersonnelle à sa version à plusieurs associés est un vrai avantage du statut de SAS par rapport à celui de la SARL où il faut modifier les statuts, publier une nouvelle annonce légale etc...

Attention cependant, notez bien que pour qu’il n’y ait pas besoin de modifier les statuts il faudra avoir prévu l’éventualité d’ouvrir le capital lors de la rédaction de vos statuts

Fonctionnement des assemblées, organes décisionnels, nomination d’un directeur général… Il est possible d’aborder tous ces sujets dans les statuts d’une SASU, ces modalités n’auront une utilité que le jour où vous ouvrirez votre capital.

Si vous n’avez pas anticipé l’arrivée d’un nouvel associé dans vos statuts, il vous est toujours possible d’éviter cette étape fastidieuse en rédigeant un pacte d’associés.

🤝

Un pacte d’associés (ou pacte d’actionnaires) est un document facultatif et indépendant des statuts qui engage les associés d’une SAS. Il sert à organiser les relations entre les associés, et à ajouter des clauses qui ne figurent pas dans les statuts. 


La modification du pacte des associés est bien plus simple que celle des statuts. Elle peut être effectuée sur simple accord des signataires.

Vous savez désormais tout sur ce qui différencie une SAS d’une SASU. Il vous reste des questions ? N’hésitez pas à nous les poser sur le groupe Shine Community !

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