shine-logo-rebranding-noir-fond-blanc

Blog

Actualités
Tarifs
Découvrir

Profession libérale : quel statut juridique choisir pour s’associer ?

Aurore Rimbod

Publié le 28 août 2023

par Aurore Rimbod

Victoria Grimalid

Mis à jour le 27 avril

par Victoria Grimaldi

7 min. de lecture

Aurore Rimbod
Victoria Grimalid

Publié par Aurore Rimbod

Relu par Victoria Grimaldi

Mis à jour le 27 avril

7 min

Vous exercez une profession libérale et souhaitez vous installer avec votre ou vos associé·es ? Pas si vite ! Avant de poser bagage dans vos nouveaux locaux, vous devez créer une société. Or, pour exercer en libéral à plusieurs au sein d’une même structure, 3 statuts juridiques sont particulièrement recommandés : la SCM, la SEL ou la SCP. On vous les présente pour vous aiguiller dans votre choix. 

Nouveau sur Shine : notre ebook gratuit et 100 % actionnable vous explique tout sur les statuts juridiques qui s'offrent à vous.

Sommaire
Quel statut pour exercer une profession libérale à plusieurs : SCM, SCP ou SEL ?
statut-juridique-liberal-groupe

Quel statut pour exercer une profession libérale à plusieurs : SCM, SCP ou SEL ?

Les 3 formes juridiques les plus fréquentes

Pour qui ?

Avantages ✅

Inconvénients ⛔️

La SCP (société civile professionnelle)

Pour ceux qui veulent exercer en commun tout en conservant leur indépendance

Partage des frais de fonctionnement

Même profession obligatoirement, responsabilité illimitée.

La SCM (société civile de moyens)

Pour ceux qui veulent exercer en EI mais mutualiser leurs moyens

Mise en commun des moyens, professions différentes autorisées

Responsabilité illimitée

La SEL (société d'exercice libéral)

Pour ceux qui veulent s'associer dans une société de capitaux

Souplesse, ouverture du capital à des investisseurs, responsabilité limitée

Complexité administrative

Compte pro Shine
shine-logo-rebranding-noir-fond-blanc

Créez votre entreprise en ligne avec Shine.

Découvrir nos offres

Option n°1 : la SCP (société civile professionnelle)

Qu’est-ce qu’une SCP ?

Il s’agit d’une société civile. L’objet social de la SCP est l’exercice en commun d’une profession libérale réglementée, Il s’agit d’une société dite « d’exercice ». 

La SCP permet aux professionnel·les de se regrouper pour partager certains frais de fonctionnement afin d’assurer à la fois une meilleure rentabilité et un service continu pour les patient·es ou la clientèle.  

Qui peut créer une SCP ?

La société civile professionnelle peut être créée exclusivement par des entrepreneur·es exerçant une profession libérale réglementée

En SCP, les associé·es : 

  • sont au minimum 2 et le nombre maximum est généralement fixé par décret pour chaque profession ;

  • doivent obligatoirement exercer la même profession ; 

  • sont exclusivement des personnes physiques.

S’agissant d’une société d’exercice, seul·es des associé·es exerçant l’activité libérale en question peuvent créer ensemble une SCP. Le capital de la société ne peut être ouvert à des non praticien·nes. 

La société est en principe dirigée par un·e gérant·e-personne physique nommé·e dans les statuts et choisi·e par les associé·es.

Les avantages et inconvénients d’une SCP

La SCP présente 3 inconvénients majeurs

❌ son capital social ne peut pas être ouvert à des investisseurs extérieurs ;

❌ la responsabilité des associé·es n’est pas limitée à leur apport, ils sont responsables indéfiniment des dettes sociales ;

❌ les associé·es sont responsables sur leur patrimoine personnel au titre des actes effectués, solidairement avec la SCP.    

Et de nombreux avantages

✅ les associé·es partagent tous les frais inhérents à l’exercice de l’activité (secrétariat, matériel, locaux, etc.) mais aussi les moyens financiers et matériels ainsi que les recettes ;

✅ chaque praticien·ne conserve sa liberté de fonctionnement ;

le fait de partager les frais maximise la rentabilité de l’activité des praticien·nes par rapport à un exercice en solo tout en améliorant la qualité de service ;

✅ pas de capital social minimum à apporter ;  

par défaut, les associé·es sont soumis à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices non commerciaux (BNC). 

Les associé·es peuvent décider de soumettre leur SCP à l’impôt sur les sociétés mais cette option est irrévocable.

Option n°2 : la SCM (société civile de moyens)

Qu’est-ce qu’une SCM ?

La SCM ou société civile de moyens permet aux professionnel·les en libéral de mettre en commun les moyens d’exercice.

Toutefois, à la différence d’une SCP ou des SEL, elle ne permet pas d’exercer. Chaque associé·e doit avoir sa propre entreprise individuelle

👉 Ce n’est pas tout à fait clair ?    

📌 Prenons l’exemple de Marc et Laurent : 2 kinésithérapeutes ayant chacun une entreprise individuelle. Ils veulent s’associer pour créer un cabinet de consultation et ainsi partager les frais (locaux, matériel, secrétariat). 

Pour cela : 

  • ils conservent leur entreprise individuelle, ce qui leur permet de générer leur propre chiffre d’affaires (les recettes ne sont pas partagées) ;

  • ils créent en parallèle une SCM qui loue les locaux, paie le matériel ou encore embauche les salarié·es.   

⚠️ 

À la différence des professions libérales non réglementées, les professions libérales réglementées ne peuvent pas créer de micro-entreprise. Il s’agit alors de créer une entreprise individuelle classique. 

Qui peut créer une SCM ?

La société civile de moyen (SCM) peut être créée par des entrepreneur·es exerçant une profession libérale réglementée ou non réglementée. C’est la seule des 3 formes juridique pouvant être choisie par un indépendant·e exerçant une profession libérale non réglementée. 

En SCM, les associé·es

  • sont au minimum 2 et le nombre maximum n’est pas imposé par la loi ;

  • peuvent être des personnes physiques ou morales (une autre société) ; 

  • peuvent exercer des professions différentes mais proches. 

📌 Par exemple : un développeur web peut s’associer avec un graphiste mais pas avec un notaire.

La société est dirigée par un ou plusieurs gérant·es, associé·es ou non, personnes physiques ou morales. Si vous n’avez pas prévu la nomination d’un gérant, alors l’ensemble des associé·es sont réputé·es être gérant·es.   

Les principaux avantages et inconvénients d’une SCM

La Société Civile de Moyen présente toute une série d’inconvénients

❌ la SCM ne permet pas le partage du bénéfice ni de la clientèle (ce peut toutefois être perçu comme un avantage) ; 

❌ la responsabilité des associé·es n’est pas limitée à leur apport, ils sont responsables indéfiniment des dettes sociales de la SCM ;

❌ les associé·es sont responsables sur leur patrimoine personnel au titre des actes effectués, solidairement avec la SCM ;

❌ le formalisme de fonctionnement est relativement lourd ;

❌ l’option pour l’IS (impôt sur les sociétés) est indisponible.  

Mais des avantages non négligeables

✅ chaque professionnel conserve sa façon de fonctionner, sa clientèle et son bénéfice ;

✅ si les bénéfices ne sont pas partagés, les frais financiers sont, eux, mis en commun ;

✅ pas de capital social minimum à apporter.

Compte pro Shine
shine-logo-rebranding-noir-fond-blanc

Le compte pro pour gérer simplement vos finances en libéral.

Option n°3 : la SEL (société d’exercice libérale)

Si la SCM et la SCP ont longtemps été plébiscitées par les professions libérales en vue de s’associer, un autre statut tire désormais son épingle du jeu : la SEL

Qu’est-ce qu’une SEL ?

Une SEL est une société de capitaux. Celle-ci est soumise au droit commercial bien que des décrets d’application précisent les caractéristiques pour chaque type d'activité libérale exercée. 

La société d’exercice libéral n’est pas une forme juridique proprement dite, ainsi, une SEL peut prendre plusieurs formes :   

  • SELARL (société d'exercice libéral à responsabilité limitée) : elle suit les règles de la SARL

  • SELAFA (société d'exercice libéral à forme anonyme) : elle suit les règles de la SA ;

  • SELAS (société d'exercice libéral par actions simplifiées) : elle suit les règles de la SAS ;

  • SELCA (société d'exercice libéral en commandite par actions) : elle suit les règles de la SCA.

Qui peut créer une SEL ?

La société d’exercice libérale peut être créée exclusivement par des entrepreneur·es exerçant une profession libérale réglementée. Elle concerne les professions de santé, les professions juridiques et les professions techniques et du cadre de vie.

Il est possible d'exercer une profession libérale différente au sein d'une même SEL (il s'agit alors d'une société pluriprofessionnelle d'exercice).

En SEL, 3 types d’associé·es sont acceptés :

  1. les associé·es exerçant au sein de la société (ils doivent détenir plus de la moitié des parts sociales et exercer la même profession libérale réglementée) ;

  2. des professionnels extérieurs à la société ;

  3. des tiers non professionnels : à ce titre une personne morale (autre société) peut-être associée. 

En SEL, il est possible d’accueillir au capital des associé·es n’exerçant pas d’activité dans la société à condition qu’ils soient minoritaires. Au moins 50 % des associé·es doivent exercer la profession libérale au sein de la société

Le capital social est différent selon le type de statut juridique, comme pour les sociétés commerciales, à savoir :

  • SELAFA et SELCA : 37 000 € ;

  • SELARL ou SELAS : librement fixé par les statuts (à partir d’1 €).

Les principales avantages et inconvénients d’une SEL

La SEL présente plusieurs avantages :  

✅ la responsabilité financière des associé·es est limitée à leurs apports ;

✅ la SEL permet aux associé·es d’ouvrir le capital à d’éventuels investisseurs extérieurs n’exerçant pas d’activité dans la société ; 

✅ le contrôle reste aux mains des associé·es praticien·nes qui doivent détenir au moins 50 % des parts sociales ;  

✅ la SEL peut avoir comme associé·e une autre société ; 

✅ la SEL dispose des mêmes avantages que les sociétés de capitaux classiques (SARL, SAS, etc.), avec notamment la soumission à l’impôt sur les sociétés.

Un seul inconvénient à mentionner :

❌ le formalisme de constitution d’une SEL est plus contraignant que celui d’une société civile.


Pour aller plus loin, voici notre e-book clé en main et 100 % gratuit sur les statuts juridiques.

En train de créer votre société ? 🚊 Découvrez notre offre tout-en-un dédiée à la création d’entreprise.

Questions fréquentes

Compte pro Shine

Profitez d'un compte pro dès 0 € avec Shine.

Ouvrir un compte gratuitement

Ceci peut aussi vous intéresser

sasu-ou-auto-entrepreneur

Choisir son statut

SASU ou auto-entrepreneur : quel statut choisir ?

03 janv. 2020

Les tops articles de Copilote

Des questions sur le statut juridique le plus adapté pour votre projet ? Nous avons rédigé un guide complet sur le sujet !

Téléchargez notre e-book (gratuit)
Sommaire
Quel statut pour exercer une profession libérale à plusieurs : SCM, SCP ou SEL ?
Option n°1 : la SCP (société civile professionnelle)

4.8 / 5 sur App Store

4.6 / 5 sur Google Play

4.8 / 5 sur Trustpilot

Shine respecte des normes sociales et environnementales élevées et s’inscrit dans une démarche de progrès.

En savoir plus
ESCDA 2025

Notre plus grande fierté, c’est d’être à vos côtés, vous accompagner, vous écouter, vous répondre, 7j/7. Et de le faire bien.

En savoir plus

Shine respecte des normes sociales et environnementales élevées et s’inscrit dans une démarche de progrès.

En savoir plus
ESCDA 2025

Notre plus grande fierté, c’est d’être à vos côtés, vous accompagner, vous écouter, vous répondre, 7j/7. Et de le faire bien.

En savoir plus

Shine, société immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 828 701 557, exploitant le nom commercial Shine, agréée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (« ACPR ») (agrément consultable dans le Registre des agents financiers - www.regafi.fr) en tant qu’établissement de paiement sous le numéro 71758 et enregistré sous le numéro 828701557 en tant qu’agent de services de paiement de l’établissement de monnaie électronique Treezor, dont le siège social est situé 33 avenue de Wagram, 75017 Paris.

Conditions d’utilisation

Mentions légales