Restaurateur·ices : quel statut juridique choisir ?
Professionnel·le de la restauration, vous avez pris une grande décision. Qu’il s’agisse d’une pizzeria, d’un futur étoilé ou d’un restaurant de poké, vous êtes décidé à vous lancer. Mais voilà, avant d’opter pour la déco de votre établissement, vous devez passer par une étape cruciale : le choix du statut juridique de votre restaurant.
Option n°1 : l’entreprise individuelle
Option n°2 : la SARL ou l’EURL
Option n°3 : la SAS ou la SASU
Choisir son statut juridique en tant que restaurateur·ices : le récap’

Option n°1 : l’entreprise individuelle
L’entreprise individuelle est connue pour la simplicité de ses démarches administratives. Comme elle n’a pas d’existence morale, l’EI ne requiert pas de statuts, de capital social ou d’associés.
Les avantages
Pas de CA = pas de cotisations !
Pour les restaurateur·ices débutant·es ou dont le CA est peu élevé, la micro-entreprise est un régime adapté : vous payez des cotisations proportionnelles à vos chiffres d’affaires.
De plus, vous pouvez demander l’ACRE pour vous aider au lancement de votre activité. Cette aide financière vise à réduire de moitié vos cotisations sociales la première année.
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EI ou micro-entreprise ? Pour vous aider à y voir plus clair, découvrez notre comparatif entre la micro-entreprise et l’EI !
Les inconvénients
Avec l’EI, le ou la restaurateur·ice dépend du régime de protection des indépendants, peu protecteur.
La déduction de vos frais professionnels est impossible, ce qui peut contraindre l’exercice de votre activité. Mieux vaut opter pour ce régime si vous avez peu de dépenses (local, matières premières, etc.).

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Option n°2 : la SARL ou l’EURL
Strictement encadrée par la loi, la SARL est un statut apprécié par les professionnel·les de la restauration. Il faut compter 2 associés minimum, ou bien opter pour sa version unipersonnelle, l’EURL, si vous vous lancez seul·e.
Les avantages
Ce régime séduit par la protection qu’il apporte aux entrepreneur·ses. La responsabilité des dirigeant·es est limitée au montant de leurs apports.
Il vous fera profiter du statut d’assimilé salarié. Si vous êtes gérant minoritaire (moins de 50 % des parts), vous êtes considéré assimilé salarié. Dès lors, vous pouvez bénéficier d’une protection sociale maximale.
Enfin, vous avez le choix de la fiscalité. Vous êtes libre d’être imposé sur votre société, ou sur votre revenu pendant les 5 premières années.
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Vous ouvrez un restaurant en famille ? Découvrez les secrets de la SARL de famille, une spécificité dédiée aux associé·es issu·es de la même famille.
Les inconvénients
Si vous êtes gérant·e majoritaire (plus de 50 % des parts), alors vous serez affilié·e au régime social des indépendants et bénéficierez d’une couverture minimale.
Les formalités de création et de dissolution sont complexes et onéreuses. Comme il s’agit d’une société commerciale, vous devez passer par la rédaction des statuts, le dépôt du capital social, etc.
La rigidité de son fonctionnement, aussi bien dans les formalités administratives que dans la gestion des finances. Il est d’ailleurs obligatoire de faire appel aux services d’un comptable en SARL.
Option n°3 : la SAS ou la SASU
Pour ouvrir votre food truck ou votre restaurant, le statut de la SAS (2 associé·es) ou de la SASU (associé·e unique) est fait pour vous ! Très apprécié des restaurateur·ices, ce régime juridique est reconnu pour sa grande flexibilité.
Les avantages
Le capital social minimum est de 1 €, de quoi soulager vos finances pour vous permettre de vous concentrer sur vos investissements (matériel de cuisine, local commercial, etc.).
Si vous optez pour le statut d’assimilé salarié, vous profiterez d’une protection sociale optimale. Cela vous permet de mieux protéger votre activité de restaurateur·ice en cas de maladie ou d’accident.
Enfin, gérer sa SAS offre plein de possibilités, notamment pour son développement. Il s’agit d’un statut juridique crédible qui permet de profiter d’une grande liberté dans la rédaction des statuts.
Les inconvénients
La SAS représente des formalités de création contraignantes, qui peuvent vite décourager.
Le coût des cotisations sociales est assez élevé. Pour un·e gérant·e assimilé salarié, elles représentent près de 80 % de son salaire.
La liberté de rédaction des statuts peut être un cadeau empoisonné. Le fait de négliger certaines mentions peut induire de lourdes conséquences sur la vie de votre entreprise.
Pour simplifier la création de votre SAS à chaque étape, Shine Start est l’offre faite pour vous.

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Choisir son statut juridique en tant que restaurateur·ices : le récap’
Voici, pour récapituler, les statuts juridiques possibles pour ouvrir votre restaurant :
la micro-entreprise : idéale si vous démarrez dans la restauration, avez un CA peu élevé et que vous avez peu de frais pros ;
la SARL ou l’EURL : adaptées si vous ouvrez un restaurant en famille, que vous souhaitez un cadre juridique clair et protecteur ;
la SAS ou la SASU : parfaites si vous souhaitez profiter d’une grande liberté de gestion et que vous ambitionnez un développement rapide de votre activité.
Pour aller plus loin, voici comment ouvrir un restaurant de A à Z.
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