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Devenir contrôleur·se de gestion indépendant·e en 8 étapes

Mathieu Marechal
par Mathieu Marechal Publié le 8 mai 2023Mis à jour le 31 mai 20235 min. de lect

Le métier de contrôleur·se de gestion convient à celles et ceux qui aiment optimiser le fonctionnement d’une entreprise et augmenter sa rentabilité. Comprendre les leviers de performance, décider s’il est pertinent ou pas d’investir dans un projet, identifier les axes d’amélioration : autant de missions qui rythmeront vos journées si vous décidez de devenir contrôleur·se de gestion indépendant·e

Sommaire
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1. Suivre une formation en contrôle de gestion

Aucune formation n’est requise pour devenir contrôleur·se de gestion. Cette profession n’est pas réglementée. 

Vous pouvez donc devenir contrôleur·se de gestion à plusieurs niveaux d’études.

Voici quelques exemples de formations en 2 à 3 ans après le bac :

  • BTS en comptabilité et gestion ;

  • licence comptabilité ;

  • licence pro dans les métiers de la gestion et comptabilité.

Vous pouvez aussi compléter votre parcours d’enseignement supérieur, en allant jusqu’au bac + 5 :

  • école de commerce, avec une spécialisation en économie ou finance ;

  • IAE (institut d’administration des entreprises) ;

  • master en contrôle de gestion ;

  • master en finance ou management ;

  • master en expertise comptable.

🎓

Des organismes de formation privés (comme l’Ifocop ou EFC Formation) proposent des formations continues en contrôle de gestion.

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2. Acquérir les compétences clés requises

Voici les compétences les plus importantes pour réussir dans le contrôle de gestion :

  • l'utilisation des outils de gestion et de bureautique ;

  • la connaissance des informations économiques et financières ;

  • la capacité à réaliser des prédictions à court et long termes ;

  • la capacité à identifier des axes d’amélioration ;

  • un esprit entrepreneurial ;

  • des compétences poussées en développement commercial.

🔎

Le métier de contrôleur·se exige également certaines qualités personnelles comme une capacité à gérer le stress, de la réactivité et une aisance en mathématiques.

3. Connaître les missions du contrôle de gestion

Les missions liées au contrôle de gestion vous plaisent-elles ?

Voilà une question à se poser avant de créer son entreprise

Pour y répondre, voici un aperçu des missions d’un·e contrôleur·se de gestion :

  • réalisation de rapports et de tableaux de bord ;

  • analyse des coûts ;

  • définition d’indicateurs financiers et suivi des objectifs fixés avec la clientèle ;

  • préparation des budgets de l’entreprise ;

  • analyse des résultats obtenus et conseils d’optimisation ;

  • participation aux réunions avec les parties prenantes dans l’entreprise.

Une grande partie de ce travail s’effectue en autonomie, en particulier les phases de préparation et d’analyse. Toutefois, vous serez fréquemment en échange avec les autres services de l’entreprise.

4. Analyser la concurrence et définir son offre

De nombreux contrôleur·ses de gestion travaillent en freelance.

Ces dernier·es constituent votre concurrence directe, à laquelle il faut ajouter les concurrent·es indirect·es :

  • cabinets d’expertise-comptable ;

  • service comptable interne à l’entreprise ;

  • autres métiers du conseil ayant un lien avec l’optimisation des performances de l’entreprise.

Vous devez mesurer le risque que représentent ces concurrent·es et évaluer les valeurs ajoutées qu’elles présentent.

Vous pourrez ensuite définir votre propre offre, en cherchant à la rendre attractive.

Pour vous différencier, il est possible de se spécialiser :

  • sur une zone géographique spécifique ;

  • dans un secteur d’activité que vous connaissez bien ;

  • sur un type de mission spécifique (l’analyse et l’optimisation des coûts, par exemple) ;

  • en modulant votre offre, pour la rendre flexible et financièrement accessible.

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5. Sélectionner son statut juridique

3 solutions principales s’offrent à vous pour une activité de contrôleur·se de gestion.

👉 Micro-entreprise

La micro-entreprise est idéale pour débuter dans le métier, jusqu’à atteindre le plafond de chiffre d’affaires autorisé. Au-delà de ce CA, vous passerez au statut d’EI (entreprise individuelle) et ne profiterez plus de charges sociales réduites.

👉 Société

La deuxième solution consiste à créer une personne morale :

  • SASU ou EURL si vous travaillez seul·e ;

  • SARL ou SAS si vous travaillez avec des associé·es.

Ces formes juridiques nécessitent une quantité de travail administratif bien plus importante. Vous aurez besoin d’un compte pro et d’une assurance RC Pro pour protéger votre activité.

👉 Portage salarial

La dernière option est celle du portage salarial

Son fonctionnement est simple : 

  • vous devenez salarié·e d’une société de portage salarial ;

  • vous bénéficiez des avantages du salariat ;

  • vous travaillez comme si vous étiez indépendant·e !

Mais attention : des frais (souvent élevés) seront prélevés par la société de portage ! ⚠️

6. Définir son offre tarifaire

Pour trouver des missions, le ou la contrôleur·se de gestion doit définir son TJM (Taux Journalier Moyen).

Ce tarif peut être négocié au cas par cas, en fonction des client·es et des missions proposées. Il s’agit toutefois d’un point de repère très utile pour gagner du temps lors de la préparation de vos offres commerciales.

Afin de définir votre TJM en tant que contrôleur·se de gestion indépendant·e, nous vous conseillons de consulter les prix pratiqués par les concurrent·es sur les plateformes en ligne dédiées aux freelances (comme Malt.fr, par exemple).

💸

Un·e contrôleur·se de gestion freelance junior peut facturer entre 300 à 350 € par jour. Un profil senior facturera entre 500 et 700 € par jour. 

7. Préparer son prévisionnel financier

Voici l’étape où vous devriez exceller, en tant que futur·e contrôleur·se de gestion

Il s’agit de :

  • prévoir votre chiffre d’affaires (CA) annuel ;

  • anticiper l’ensemble de vos dépenses ;

  • planifier vos charges de fonctionnement.

Grâce à cette analyse, vous pourrez :

  • déterminer votre BFR ;

  • décider de la nécessité de souscrire à un crédit pro pour lancer votre activité.

Pour compléter votre capital de départ, nous vous recommandons également de consulter les aides à la création d’entreprise.

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8. Mettre en place un plan d’action commercial

La plupart des client·es d’un·e contrôleur·se de gestion indépendant·e sont des PME et ETI.

Dans les grandes entreprises, l’activité est souvent réalisée en interne, par une équipe de salarié·es. Ces grands groupes peuvent toutefois faire appel à des contrôleur·ses de gestion indépendant·es pour des missions ponctuelles.

Pour trouver des missions de manière régulière, voici une liste de conseils pratiques à adopter :

  • créer un profil complet et attractif sur LinkedIn et y pratiquer une prospection qualitative régulière ;

  • organiser des sessions de travail dédiées à la prospection (par e-mail ou téléphone) auprès de listes d’entreprises pour lesquelles vous souhaitez travailler ;

  • s’inscrire sur les plateformes dédiées aux freelances et répondre aux offres des projets ;

  • consulter les offres d’emplois et y répondre, en précisant que vous postulez en tant que freelance ;

  • participer à des événements, salons professionnels et conférences où sont susceptibles de se rendre vos prospects.

Vous pouvez également créer votre propre site Internet, en mettant votre parcours et vos compétences en avant.

🔑

Prospecter régulièrement et soigner son image de freelance sont les clés du succès !

Se lancer dans le contrôle de gestion : le récap’

En tant que contrôleur·se de gestion indépendant·e, vous êtes garant·e de la rentabilité de grands projets, voire de l’entreprise dans son ensemble.

Pour vous lancer, voici le récap’ des 8 étapes à suivre :

  1. suivre une formation appropriée ;

  2. développer les compétences et qualités requises ;

  3. s’imprégner des missions du contrôleur de gestion ;

  4. analyser la concurrence et définir son offre ;

  5. choisir son statut juridique ;

  6. définir son offre tarifaire ;

  7. préparer son prévisionnel financier ;

  8. préparer son plan d’action commercial.

Vous êtes à la septième étape ? Notre guide sur le prévisionnel financier vous aidera à le confectionner.

Shine Start est dans les starting-blocks pour vous aider à lancer votre activité ! 🏎️

Questions fréquentes

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