Comment fonctionne la retraite pour les auto-entrepreneurs ?
Publié le 10 janvier 2022
Mis à jour le 30 mars
12 min. de lecture
Publié par Amandine Dujardin
Relu par Victoria Grimaldi
Mis à jour le 30 mars
12 min
La retraite, ça semble loin, non ? Et pourtant, il faut y penser ! Fort heureusement, comme les salarié·es, les auto-entrepreneur·es ont le droit à une retraite. Mais celle-ci est bien différente de celle des salarié·es : elle s’avère souvent peu élevée (même si vous gagnez bien votre vie).
Comment calculer sa retraite en auto-entreprise ? À quel âge partir à la retraite ? Comment mieux cotiser pour sa retraite ? À combien aurez-vous droit ? Vous trouverez toutes les réponses aux questions que vous vous posez dans cet article !

L'essentiel sur la retraite des micro-entrepreneurs
Le régime de retraite en micro-entreprise est spécial : pour valider des trimestres de retraite, vous devez faire un minimum de chiffre d'affaires.
Vous avez le droit à une retraite de base et à une retraite complémentaire lorsque vous versez des cotisations sociales à l'Urssaf.
L’âge légal de la retraite est de 64 ans si vous avez cotisé 172 trimestres. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein sans décote, il faut attendre 67 ans si vous n’avez pas tous vos trimestres.
Votre retraite est souvent faible et il est préférable de la compléter pour s’assurer un complément de revenu.

Le compte pro qui simplifie le quotidien des auto-entrepreneur·es.
Comment fonctionne la retraite des auto-entrepreneurs ?
Il y a 2 organismes qui s'occupent de votre retraite : soit vous dépendez de l’assurance retraite du régime général, soit de la CIPAV.
L’assurance retraite du régime général
Depuis le 1er janvier 2020, la Sécurité sociale des Indépendants (SSI, ex-RSI) est intégrée au régime général de la Sécurité sociale. Les micro-entrepreneurs artisans, commerçants et professions libérales non réglementées dépendent de ce régime.
Leur retraite est donc gérée par l'Assurance retraite du régime général de la Sécurité sociale. Les caisses correspondantes sont la CNAV ou la CARSAT. Le prélèvement des cotisations reste effectué par l'URSSAF.
👉 Pour leur retraite, les micro-entrepreneurs dépendent donc en majorité de l’Assurance retraite du régime général de la Sécurité sociale.
La CIPAV pour certaines professions libérales réglementées
Cependant, certains micro-entrepreneurs professions libérales restent rattachés à une autre caisse de retraite que celle du régime général : la CIPAV (caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse).
Voici la liste des professions rattachées à la CIPAV aujourd’hui :
architecte ;
architecte d’intérieur ;
économiste de la construction ;
maître d’œuvre ;
géomètre expert ;
ingénieur-conseil ;
moniteur de ski ;
guide de haute montagne ;
accompagnateur de moyenne montagne ;
ostéopathe ;
psychologue ;
psychothérapeute ;
ergothérapeute ;
diététicien ;
chiropracteur ;
psychométricien ;
artiste ne dépendant pas de la maison des artistes ;
expert en automobile ;
mandataire judiciaire à la protection des majeurs ;
expert devant les tribunaux ;
guide-conférencier.
Si vous avez créé votre activité avant le 1er janvier 2018 et que vous exercez une profession libérale en dehors de cette liste, il est cependant possible que vous soyez rattaché·e à la CIPAV. C'est le cas si vous avez demandé explicitement votre rattachement à la CIPAV.
Si vous avez créé votre activité après le 1er janvier 2018, vous êtes automatiquement rattaché·e au régime général comme les autres micro-entrepreneur·es, artisans ou commerçant·es.
À noter ✏️
Les micro-entrepreneurs ont un régime spécifique de retraite par rapport à la retraite des travailleurs indépendants (par exemple, les gérants d’EURL ou de SARL).
Comment cotiser pour ma retraite d'auto-entrepreneur ?
Chaque mois ou chaque trimestre, vous déclarez votre chiffre d’affaires et payez des cotisations sociales avec un taux unique variant selon votre type d’activité :
Les cotisations sociales en micro-entreprise en 2026
Locations de meublés de tourisme classés (BIC) | 6 % du CA |
Activités de ventes de marchandises, de fourniture d'hébergement ou de restauration (BIC) | 12,3 % du CA |
Prestations de services artisanales et commerciales (BIC) | 21,2 % du CA |
Autres prestations de services (BNC) | 25,6 % du CA |
Professions libérales relevant de la CIPAV (BNC) | 23,2 % du CA |
Ce taux inclut vos cotisations à l'assurance vieillesse, autrement dit à :
la retraite de base ;
la retraite complémentaire.
La part exacte de vos cotisations dédiée à vos cotisations vieillesse est de :
43,45 % pour les BIC et la CIPAV ;
46,40 % pour les BNC (SSI).
Les cotisations sociales que vous payez à l'URSSAF sont ensuite directement reversées à l'Assurance retraite. Vous n'avez besoin d'effectuer aucune démarche supplémentaire.
De même, votre affiliation à l'Assurance retraite du régime général de la Sécurité sociale ou à la CIPAV est automatique. Elle se fait dès que vous créez votre entreprise (via le guichet unique de l’INPI ou avec l’aide de notre offre de création d'entreprise).
À quel âge un auto-entrepreneur peut-il prendre sa retraite ?
L'âge minimum pour prendre sa retraite en micro-entreprise est de 64 ans depuis la réforme des retraites de 2023.
Dès lors que vous avez atteint cet âge minimum ET que vous justifiez d'un nombre suffisant de trimestres validés (entre 166 et 172 selon votre année de naissance), vous bénéficiez de votre pension complète (retraite à taux plein).
Pour partir à la retraite, il faut donc remplir 2 conditions :
✅ avoir atteint l’âge légal ;
✅ avoir cotisé un nombre suffisant de trimestres.
👉 Le nombre de trimestres à valider pour prendre sa retraite :
Quand partir à la retraite ?
Année de naissance | Âge de départ à la retraite | Nombre de trimestres |
|---|---|---|
1er janvier 1961 au 31 août 1961 | 168 | 62 ans |
1er septembre 1961 au 31 décembre 1961 | 169 | 62 ans et 3 mois |
1962 | 169 | 62 et 6 mois |
1963 | 170 | 62 et 9 mois |
1964 | 171 | 63 ans |
1965 | 172 | 63 ans et 3 mois |
1966 | 172 | 63 et 6 mois |
1967 | 172 | 63 et 9 mois |
1968 et après | 172 | 64 ans |
Si vous partez à la retraite après l’âge légal mais que vous n’avez pas tous vos trimestres, votre pension de retraite subira une « décote », autrement dit une minoration de son montant. La décote est de 1,25 % par trimestre manquant dans la limite de 20 trimestres. Mais bonne nouvelle : après 67 ans, elle ne s’applique plus !
À l’inverse, si vous partez après l’âge légal, vous aurez une « surcote » ; c’est-à-dire une majoration du montant de la pension.
Dès que vous atteignez 67 ans, la condition de durée de cotisation disparaît et vous bénéficiez de votre retraite à taux plein, peu importe le nombre de trimestres que vous avez débloqué 🙌.
💡
Envie d'en savoir plus ? Notre partenaire Caravel a rédigé avec l'expert la micro by Flo un guide complet sur la retraite des micro-entrepreneurs. À télécharger d'urgence pour tout comprendre aux différents régimes et aux dispositifs spécifiques à chaque cas.
Comment valider un trimestre de retraite en micro-entreprise ?
Vous l’avez compris : pour prendre votre retraite, vous avez besoin de valider des trimestres de retraite. Alors, comment faire en micro-entreprise ?
Il faut déjà savoir qu’en micro-entreprise, il ne suffit pas simplement d’avoir travaillé. Vous devez justifier d’un certain montant de chiffre d’affaires pour valider un trimestre de retraite.
C’est logique car les auto-entrepreneurs ne paient de cotisations que s'ils déclarent un chiffre d’affaires. Le montant des cotisations payé est proportionnel à leur niveau de revenu.
Voici le chiffre d'affaires minimum pour valider un trimestre :
Montant de CA à atteindre pour valider des trimestres de retraite en micro-entreprise en 2026
Nature de l'activité | Chiffre d'affaires minimum pour valider 1 trimestre | Chiffre d'affaires minimum pour valider 2 trimestres | Chiffre d'affaires minimum pour valider 3 trimestres | Chiffre d'affaires minimum pour valider 4 trimestres |
|---|---|---|---|---|
Vente de marchandises | 6217 € | 12434 € | 18651 € | 24 868 € |
Prestations de services artisanales ou commerciales | 3 606 € | 7212 € | 10818 € | 14424 € |
Professions libérales (SSI) | 2 732 € | 5 464€ | 8196 € | 10928 € |
Professions libérales (CIPAV)* | 2 792 € | 5584 € | 8376 € | 11 168 € |
*Calcul réalisé : revenu cotisé/150 smic horaire (12,02 au 1er janvier 2026).
⚠️ Même si vous faites plus de chiffre d’affaires, vous ne pouvez pas valider plus de 4 trimestres par an.
📌
Exemple :
Vous faites de l’achat-vente de marchandises et vous réalisez 35 000 € de chiffre d’affaires en 2026, vous allez cotiser 4 trimestres. En revanche, si vous faites 20 000 €, vous ne validerez que 3 trimestres.

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Comment calculer votre retraite en auto-entrepreneur ?
Schématiquement, voici le calcul que va faire l’État pour calculer votre retraite de base :
Le calcul de la retraite de base des auto-entrepreneurs
Revenu annuel moyen x taux de retraite x (nombre de trimestres validés / durée de référence)
Nous allons reprendre en détail le calcul ⬇️.
1re étape : le revenu annuel moyen
En micro-entreprise, le montant de votre retraite est calculé sur vos 25 meilleures années de revenu.
Le calcul de votre retraite se fait à partir de votre revenu d’activité annuel moyen (RAAM).
Pour obtenir votre revenu, on prend votre chiffre d’affaires et on enlève l’abattement forfaitaire correspondant à votre catégorie d’activité :
34 % pour les professions libérales ;
50 % pour les prestations de services artisanales et commerciales ;
71 % pour l’achat-vente de marchandises.
2e étape : le taux applicable
L’État prend en compte 50 % de votre revenu moyen.
Le taux est de 50 % uniquement si vous avez cotisé tous vos trimestres. Si vous n’avez pas validé tous vos trimestres, le taux est minoré (sauf si vous avez 67 ans et plus).
3e étape : le nombre de trimestres validés
Il s’agit de tous les trimestres que vous avez validés.
👉 Vous pouvez trouver cette information en demandant votre relevé de carrière sur le site de l'assurance retraite.
💡
Il est possible d’accumuler des trimestres sans travailler dans certains cas : si vous êtes au chômage ou en congé maternité. Vous pouvez aussi racheter des trimestres de retraite.
4e étape : la durée de référence
La durée de référence correspond au nombre de trimestres qu’il faut valider pour avoir une retraite à taux plein.
C’est la durée inscrite dans notre tableau qui dépend de votre année de naissance. Si vous êtes né·e après 1965, il vous faudra 172 trimestres.
📌 Exemple de calcul de la retraite de Guillaume, consultant informatique
Guillaume est consultant informatique en micro-entreprise. En calculant la moyenne de ses 25 meilleures années, il obtient un chiffre d’affaires de 30 000 €.
Son revenu annuel moyen est donc de 30 000 - (34 % x 30 000) = 19 800 €.
Il a validé tous ses trimestres de retraite (172) et peut donc prétendre à une retraite à taux plein :
19 800 x 50 % x 172 / 172 = 9 900 €.
Il s’agit d’un montant annuel. Pour obtenir le détail par mois : 9 900 / 12 = 825 €.
Guillaume va donc toucher 825 € de retraite de base.
Il faudra ajouter à ce montant celui de sa retraite complémentaire.
Le calcul de la retraite complémentaire en micro-entreprise
Le fonctionnement de la retraite complémentaire en micro-entrepreneur
Comme un·e salarié·e, vous avez le droit à une retraite complémentaire qui complète votre retraite de base.
Les organismes s’occupant de la retraite complémentaire des micro-entrepreneurs sont :
La retraite complémentaire des indépendants (RCI) pour le régime général.
La CIPAV pour certaines professions libérales.
Dans les deux cas, la retraite complémentaire fonctionne selon un système de points. Nous allons vous expliquer le calcul de la retraite complémentaire des indépendants (RCI) ⬇️.
Le calcul de la retraite complémentaire en micro-entreprise
Le calcul de la retraite complémentaire des auto-entrepreneurs
RCI = nombre de points x valeur du point x taux de pension
Revenons en détail sur les éléments clés de ce calcul :
Le nombre de points : il dépend des cotisations que vous avez versées.
La valeur du point : elle est recalculée tous les ans.
Le taux de pension : il s’agit du taux plein de 50 % si vous remplissez les conditions.
En 2026, vous obteniez 1 point pour 21,726 € versé pour les artisans, commerçants et professions libérales du régime général de l’assurance retraite. La valeur de service du point tourne autour de 1,35 € actuellement.
📌 Exemple de calcul
Guillaume a versé 300 € de cotisations pour sa retraite l'année dernière.
Nombre de points : 300 / 21,726 = 13,80 points, soit 13 points de cotisé (on arrondi à l'entier inférieur).
Si la valeur du point est de 1,35 : 13 x 1,35 = 17,55 €. Il touchera 17,55 € pour sa retraite complémentaire en 1 an.
Si on estime qu'il a travaillé environ 40 ans, il pourra toucher 702 € en tout, soit 58,5 € par mois de retraite complémentaire.
👉 Au total, touchera Guillaume touchera donc pour sa retraite de micro-entrepreneur 825 + 58,5 = 883,50 €
Quelques cas particuliers
La retraite complémentaire des micro-entrepreneurs profession libérale
Si vous êtes à la CIPAV
En 2018, la CIPAV a été condamnée car elle a sous-évalué le calcul de la retraite complémentaire des auto-entrepreneurs professions libérales affiliés à la CIPAV. La décision a été confirmée par la Cour de cassation par un arrêt du 23 janvier 2020.
Ainsi, la méthode d'attribution des points de retraite complémentaire défavoriserait largement les auto-entrepreneurs par rapport aux autres professions libérales.
👉 Si vous vous estimez lésé·e dans le calcul de vos droits à la retraite complémentaire, vous êtes donc peut-être victime d’une erreur. Vous pouvez demander à la CIPAV de recalculer vos droits.
Si vous relevez de la SSI
Si vous exercez en profession libérale relevant de la SSI et que vous avez créé votre activité à partir du 1er janvier 2018, mauvaise nouvelle : vous n’avez pas cotisé pour la retraite complémentaire !
Pour rétablir une certaine équité, la retraite complémentaire est désormais incluse dans les cotisations sociales depuis 2024.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle vos cotisations ont augmenté. Elles ont augmenté pour financer votre retraite complémentaire encore en cette année 2026.
Pour les années entre 2018 et 2024, elles sont perdues…
La retraite si vous êtes auto-entrepreneur et salarié·e
Si vous cumulez votre activité d'auto-entrepreneur avec un emploi salarié, vous pouvez valider des trimestres supplémentaires mais dans la limite de 4 trimestres par an au total.
Les règles de validation de trimestres avec votre activité d'auto-entrepreneur sont les mêmes que lorsqu'il s'agit de votre activité principale.
Vos cotisations versées en tant qu'employé·e et en tant qu'auto-entrepreneur seront toutes prises en compte au moment où vous demanderez la liquidation de votre retraite (c'est-à-dire lorsque vous prendrez votre retraite).
👉 Votre activité d'auto-entrepreneur permet donc bien d'augmenter votre indemnisation totale.
Si vous avez cotisé à deux caisses différentes, vous toucherez des prestations des deux caisses, au prorata du nombre de trimestres validés dans chacune des deux caisses.
📌
Par exemple : vous avez validé 2 trimestres avec votre emploi de salarié·e et votre activité artisanale de vente de bijoux vous a rapporté 4 500 €. Vous validez 1 trimestre de plus en auto-entrepreneur soit 3 trimestres au total (conformément au tableau ci-dessus).
La retraite si vous êtes retraité·e et que vous devenez auto-entrepreneur
Depuis 2023, le cumul emploi-retraite est créateur de droits !
Autrement dit, il permettra de se constituer une « deuxième pension » et d'améliorer votre retraite actuelle.
🔎
Pour plus d'infos, nous vous avons préparé un article spécifique sur le cumul retraite et micro-entrepreneur.
Comment améliorer sa retraite en micro-entreprise ?
La meilleure solution pour augmenter sa retraite est de commencer à épargner pour votre retraite vous-même pour vous créer votre propre un complément de retraite. Mais d'autres alternatives sont possibles.
Épargner sur un plan épargne retraite (PER)
Le PER est une solution particulièrement adaptée aux indépendant·es. Le concept est simple : vous épargnez la somme que vous souhaitez tous les mois sur un support dédié. À la retraite, votre argent est débloqué sous forme de rente ou de capital.
✅ L'avantage du PER : vous pouvez déduire de vos impôts les sommes épargnées et ainsi reporter la fiscalité à la sortie, c’est-à-dire quand vous serez à la retraite et que vous gagnerez moins.
❌ L'inconvénient du PER : l'argent que vous investissez est en principe bloqué jusqu'à votre retraite (sauf exception, par exemple si vous achetez votre résidence principale).

Revenus : simuler votre retraite en tant qu'entrepreneur·e.
Investir
D'autres solutions peuvent être intéressante pour vous constituer vous-même votre pension de retraite :
Une assurance-vie : l’assurance-vie vous permet aussi d’épargner en répartissant votre argent sur des fonds en euros et des unités de compte, au choix. À la différence du PER, elle n’est pas ciblée pour la retraite. Vous pouvez disposer de votre argent quand vous le souhaitez. Après 8 ans de détention, l’assurance-vie vous permet de profiter d’une fiscalité allégée lorsque vous retirez votre argent.
L’investissement locatif : investir en immobilier est toujours intéressant car la pierre reste une valeur sûre. Vous pouvez acheter un bien pour le louer à un étudiant, faire de la location saisonnière, etc.
La bourse : ouvrir un CTO (compte titre) est également une bonne option pour améliorer sa retraite. Différents placements sont possibles (actions, obligations, cryptomonnaies...) et différentes stratégies peuvent être intéressantes selon votre objectif de gain. Attention aux pertes cependant : ce type de placement comporte des risques.
Optimiser son statut juridique
En tant que micro-entrepreneur, votre retraite n'est pas incroyable. Néanmoins, vous pouvez agir de différentes façons. La meilleure consiste à déclarer tous vos revenus à l'Urssaf de façon à être sûr de bien valider vos 4 trimestres de retraite par an.
Ensuite, il faut savoir que la pension de retraite est meilleure pour certains entrepreneur·es. Si vous souhaitez améliorer votre retraite, vous pouvez changer de statut juridique :
choisir l'EURL ou l'EI qui vous confère un statut de travailleur non-salarié un peu plus protecteur ;
opter pour la SASU qui vous donnera une protection sociale bien meilleure, quasi équivalente à celle d'un salarié.
Autre option : alterner période de salariat et d’indépendance.
Racheter des trimestres
Racheter des trimestres de retraite peut être intéressant selon les cas, notamment si vous avez vraiment peu de trimestres et que vous avez de l'argent à utiliser.
⚠️ Cela ne vaut pas toujours le cas : n'hésitez pas à faire des simulations.
Où se renseigner pour sa retraite en micro-entreprise ?
La retraite en micro-entreprise, c’est souvent peanuts 🥜… Pour faire face à cette situation, vous devez vous préparer au mieux, et surtout, le plus tôt possible !

Voici quelques recommandations pour trouver des informations supplémentaires sur votre retraite :
Le site Info Retraite : il met à votre disposition un simulateur pour calculer facilement votre retraite.
Le site de l’assurance retraite : c’est le site officiel de l’assurance retraite. Vous pouvez demander votre relevé de carrière. Sur ce document, vous retrouverez toutes les informations importantes comme le nombre de trimestres validés et cotisés.
Le site de la CIPAV si vous êtes concerné·e par ce régime.
Le site la retraite en clair : vous pouvez aussi y faire une simulation rapide.
Pour aller plus loin, nous vous conseillons la lecture de notre article complémentaire pour calculer en détail votre retraite en micro-entreprise.
Et si vous avez besoin d’aide, nous vous accompagnons après votre création pour simplifier vos démarches administratives et répondre à vos questions 🤝.







