Comment placer sa trésorerie quand on est freelance ?
Publié le 2 juillet
par Manon Ca
Relu
5 min. de lecture
Publié par Manon Ca
Relu par Amandine Dujardin
5 min
Votre trésorerie affiche un résultat positif depuis plusieurs mois ? Peut-être même qu’elle explose tous les records ? Alors, c’est le moment opportun pour placer l’argent disponible et percevoir des intérêts. Durée d’engagement, risques encourus, conditions applicables... Voici 7 placements de trésorerie possibles en freelance !

1. Compte courant rémunéré
Le compte courant rémunéré (CCR) est un compte bancaire classique qui permet de déposer son argent et de l’utiliser librement, tout en gagnant en plus des intérêts.
Contrairement à un compte courant traditionnel qui ne rapporte rien, celui-ci fait “travailler” votre trésorerie disponible sans vous obliger à bloquer vos fonds.
C’est une solution intéressante pour les freelances qui disposent d’un excédent de trésorerie régulier et qui veulent le placer simplement, sans prendre de risques ni perdre en flexibilité. L’argent reste accessible à tout moment, ce qui permet de couvrir facilement les frais pros imprévus.
En revanche, le rendement reste faible : les taux d’intérêt se situent généralement entre 0,05 % et 1 %.

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2. Fonds de trésorerie ou Organisme de Placement Collectif
Le fonds de trésorerie, aussi appelé OPC, est un placement qui permet d’investir son excédent de trésorerie plutôt que de le laisser stagner sur un compte classique. Votre argent est alors géré par des professionnels qui le placent sur différents supports financiers.
Ce placement a plusieurs avantages. Il permet de faire fructifier vos liquidités, avec un rendement généralement plus intéressant qu’un livret ou qu’un compte épargne, tout en gardant un niveau de risque modéré selon les fonds choisis. Il est donc adapté aux indépendant·es qui veulent gérer leur trésorerie intelligemment sans la bloquer sur le long terme.
⚠️
Avant de placer votre excédent, nous vous conseillons de réaliser un tableau de flux de trésorerie. Cela peut vous aider à déterminer combien d’argent vous pouvez placer sans mettre en danger le fonctionnement de votre activité.
3. CDN ou Certificat de Dépôt Négociable
Le Certificat de Dépôt Négociable (CDN) est un placement à court terme proposé par les banques, qui permet de placer une trésorerie importante avec une rémunération connue à l’avance. Concrètement, vous prêtez de l’argent à une banque pour une durée déterminée, et celle-ci vous rembourse le capital à l’échéance, avec les intérêts prévus dès le départ.
Ce placement est généralement considéré comme sûr, à condition de conserver le CDN jusqu’à son terme et que la banque reste solvable.
Cependant, attention : les conditions sont assez strictes. À la Caisse d’Épargne, par exemple, il faut disposer d’un montant unitaire de souscription de 150 000 € et la durée peut aller de 1 jour à 1 an maximum.
4. Compte à terme ou dépôt à terme
Le compte à terme, aussi appelé dépôt à terme (CAT), est un produit d’épargne qui permet de placer une somme d’argent pendant une durée définie, en échange d’un taux d’intérêt fixé à l’avance. C’est une solution souvent utilisée pour valoriser une trésorerie disponible tout en gardant un cadre sécurisé et prévisible.
Le principe est simple : vous bloquez une somme sur une période déterminée, et la banque s’engage à vous verser des intérêts à l’échéance. En contrepartie, les fonds ne sont généralement pas accessibles avant la fin du contrat, sauf en cas de retrait anticipé qui entraîne souvent des pénalités ou une baisse de rémunération.
Lors de la souscription, plusieurs éléments sont précisés dans le contrat :
le montant minimum ou maximum du dépôt ;
la durée du placement ;
le mode de calcul et le taux d’intérêt ;
les conditions de retrait anticipé ;
ainsi que les modalités de renouvellement.
Cela permet d’avoir une vision claire de son placement dès le départ.
Il existe plusieurs types de rémunération. Le taux peut être :
fixe, donc connu et garanti à l’avance ;
progressif (il augmente avec le temps) ;
ou variable selon l’évolution des taux du marché.

Le compte pro qui en fait plus.
5. Compte-titres
Un compte-titres est un compte bancaire sur lequel vous pouvez déposer des valeurs mobilières.
En d’autres termes, vous avez la possibilité d’y inscrire les actifs que vous achetez, comme par exemple :
actions (parts du capital d’une société) ;
obligations (emprunt de l’État) ;
SICAV (produit d’épargne collective avec actions et obligations) ;
FCP (parts dans une copropriété) ;
Produits dérivés (contrats à terme, options, swaps…).
Voici les principaux frais applicables :
frais de droits de garde du compte-titres ;
frais de courtage ;
frais de détention (souscription, gestion…).
6. SCPI ou société civile de placement
La SCPI est un placement qui permet d’investir indirectement dans l’immobilier. Son principe est simple : elle collecte l’argent des investisseurs pour acheter et gérer un patrimoine immobilier (bureaux, commerces, logements, etc.), puis redistribue les revenus générés sous forme de loyers.
Concrètement, si vous souhaitez investir, vous pouvez acheter des parts de SCPI directement auprès d’une société de gestion, via un intermédiaire ou encore par l’intermédiaire de votre banque. Le montant d’une part est généralement accessible, souvent compris entre 150 € et 1 000 €, ce qui permet de diversifier progressivement son investissement.
L’un des principaux avantages des SCPI est la diversification : elles donnent accès à un portefeuille immobilier varié, sans avoir à gérer directement les biens. C’est donc une solution intéressante pour percevoir des revenus potentiels tout en mutualisant les risques.
En revanche, il faut prendre en compte les frais, qui peuvent être relativement élevés. On retrouve notamment :
des frais d’entrée, généralement compris entre 5 % et 12 % du montant investi ;
des frais de gestion prélevés sur les revenus, souvent autour de 8 % à 10 %.
💡
En tant qu’investisseur, vous êtes rémunéré·e via des dividendes. Celles-ci sont le plus souvent versées trimestriellement.
7. Financement d’énergies renouvelables
Vous avez également la possibilité de placer votre trésorerie dans un fonds énergies renouvelables.
Les projets portés concernent notamment les secteurs d’activité suivants :
éolien ;
énergie solaire ;
photovoltaïque ;
énergie hydraulique.
Parmi les intermédiaires éligibles vers lesquels se tourner, on retrouve :
des conseillers en gestion de patrimoine ;

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Placer sa trésorerie quand on est indépendant : en résumé
En tant que freelance, vous souhaitez placer l'argent qui se trouve sur votre trésorerie ?
Résumons les principales options qui s’offrent à vous :
ouvrir un compte courant potentiellement rémunéré ;
identifier les fonds de trésorerie ou Organismes de Placement Collectifs pertinents ;
envisager le Certificat de Dépôt Négociable si votre trésorerie est conséquente ;
contacter votre banque pour connaître les conditions d'ouverture d'un Compte à terme ;
déterminer la rémunération possible et les conditions d'éligibilité pour l'ouverture d'un compte-titres ;
envisager le placement immobilier par l'intermédiaire de la SCPI ;
participer au financement des énergies renouvelables via des fonds dédiés.
Et maintenant, voici quelle banque pro choisir quand on est freelance.
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