Facture électronique : une opportunité à 75k €/an pour les cabinets ?
Publié le 2 juillet
Relu
par Nathan Colson
5 min. de lecture
Publié par Victoria Grimaldi
Relu par Nathan Colson
5 min
Près de 60 % du chiffre d’affaires des cabinets proviennent encore de la tenue et du suivi comptable (INSEE, 2019). Or, dans ce domaine, les honoraires de mission stagnent et la concurrence s’intensifie. La question n’est donc plus de savoir s’il faut diversifier, mais plutôt comment le faire vite.
La solution est là sous vos yeux : la réforme de la facturation électronique qui concerne toutes les entreprises. Cette dernière crée une fenêtre de 18 mois pour structurer de nouvelles missions. Dans un contexte où 92 % des entreprises ne se sentent pas prêtes, la demande d’accompagnement est incontestable.
Quelles sont les opportunités offertes par la facturation électronique ? Nous vous dévoilons le potentiel de CA avec une estimation concrète par type de missions.

Ce qu’on observe sur le terrain : la majorité des entreprises ne sont pas prêtes pour la facturation électronique
Le constat est sans appel :
92 % des entreprises interrogées lors d’un webinaire Cegid ne se sentent pas familiarisées avec la réforme ;
44 % d’entre elles facturent encore sur Word, Excel ou papier.
Côté cabinets, 88 % des professionnel·les identifient la conformité comme priorité numéro un. Or, aujourd’hui, plus de 100 plateformes agréées sont désormais immatriculées avec des niveaux d’intégration variant fortement d’un éditeur à l’autre.
Autre complexité : une écrasante majorité d’expert·es-comptables gère des portefeuilles généralistes et hétérogènes. Sans tableau de bord centralisé, le risque d’angles morts est donc réel.
Comme le rappelle Damien Charrier, président du Conseil national de l’Ordre des experts-comptables :
« La réforme de la facture électronique constitue un tournant pour les entreprises. Ce n’est pas une contrainte administrative, mais un véritable levier de compétitivité et de sécurisation. »

Êtes-vous concerné·e par la réforme de la facturation électronique ?
Facturation électronique : 3 missions activables dès maintenant
1. Diagnostic conformité et accompagnement à la transition
Chaque client·e a besoin d’un état des lieux :
Quels outils utiliser pour facturer ?
Faut-il s’équiper d’une nouvelle solution ?
Quelle plateforme agréée choisir ?
Est-il soumis à l’obligation de e-invoicing et/ou de e-reporting ?
Ce diagnostic constitue le tout premier niveau d’accompagnement que peut apporter le cabinet. Il peut être packagé en mission ponctuelle, sous la forme d’un audit de maturité ou d’un diagnostic facture électronique. Ce type de mission peut être facturé aux alentours de 300 à 500 € HT, selon la taille du client·e.
La console de supervision Cegid peut aider les professionnel·les dans ce domaine, car elle propose une cartographie de la maturité et des outils de chaque client·e. Elle permet ainsi de prioriser les actions d’accompagnement, mais aussi d’inscrire les client·es sur la plateforme agréée Cegid et de gérer l’envoi des mandats.
📌
Prenons le cas d’un cabinet qui compte 250 client·es. En ciblant 50 % du portefeuille (125 client·es), cela représente donc 50 000 € de CA ponctuel sur la phase de préparation à la facturation électronique.
2. Full service facturation
La loi PACTE (2019) a ouvert aux expert·es-comptables les missions de recouvrement amiable et de délégation de paiement. La facture électronique accélère ce mouvement : elle permet aux cabinets de prendre en charge de façon dématérialisée l’émission de factures, le suivi des encaissements et des paiements, les relances, voire le recouvrement amiable.
Mener ces missions efficacement implique une intégration avec les flux bancaires. C’est tout l’intérêt d’appuyer ce modèle full service sur Shine, qui est à la fois une solution de facturation, pré-comptabilité et un compte Pro, intégrée à l’écosystème Cegid. En pratique, le cabinet active Shine pour ses client·es directement depuis la Console. Le déploiement se fait ensuite en quelques clics.
Le principal avantage de ce type de missions, c’est la récurrence. Elles constituent donc un relais de chiffre d’affaires pour les cabinets, comme le souligne Sandrine Cohen-Solal, expert-comptable, fondatrice du cabinet 3ECS et de MyFinPlace, dans une interview à Compta Online :
« Nous devons sortir de la simple production. Il faut être auprès des client·es pour les accompagner sur la prise de décision. »
📌
À titre indicatif, un taux d’équipement de 30 % d’un portefeuille de 250 client·es, avec une tarification comprise entre 40 à 75 € HT/mois par client·e permettrait de générer 45 000 € de revenus récurrents par an.
3. Pilotage et conseil data
La facturation électronique génère des données structurées en temps réel qui constituent une mine d’information pour une analyse plus poussée de l’entreprise : benchmark sectoriel permanent, pilotage de la trésorerie, optimisation du BFR, etc.
Ces missions ciblent les client·es les plus matures (PME structurées ou entreprises en croissance notamment), mais elles peuvent représenter une source de chiffre d’affaires significative.
Surtout, elles positionnent le cabinet comme partenaire stratégique, au-delà de la simple conformité.
📌
En ciblant 10 % d’un portefeuille de 250 client·es et avec un tarif indicatif de 100 €/mois, cela peut représenter 30 000 € de revenus récurrents par an.
Récapitulatif des opportunités de CA possibles pour votre cabinet
Mises bout à bout, ces opportunités de missions permettent donc au cabinet d’expertise comptable de notre exemple de générer 75 000 €/an de revenus complémentaires récurrents, sans parler des missions ponctuelles de diagnostic.
Chiffre d'affaires potentiel estimé
Mission | Client·es ciblé·es | Tarif moyen | CA estimé |
|---|---|---|---|
Diagnostic conformité | 125 (50 %) | 400 € HT | 50 000 €* |
Full service facturation | 75 (30 %) | 50 €/mois | 45 000 €/an |
Pilotage & conseil data | 25 (10 %) | 100 €/mois | 30 000 €/an |
Total récurrent annuel | ~75 000 €/an |
* Le diagnostic est une mission ponctuelle (transition 2026–2027).
Cas d’usage : la console Cegid en 3 clics
Un cabinet généraliste de 250 client·es ouvre la console de supervision Cegid.
Clic 1 : l’onglet Équipement affiche chaque client·e, ses outils de facturation, son statut RFE et l’état du mandat.
Clic 2 : il sélectionne 10 client·es non inscrit·es et envoie les mandats en masse. Les client·es reçoivent le mandat par email et signent électroniquement via YouSign.
Clic 3 : une fois le mandat signé, il inscrit les client·es à la Plateforme Agréée Cegid. Le suivi des statuts se met à jour en temps réel.
Résultat : en une demi-journée, le cabinet a sécurisé les mandats et lancé l’inscription de ses premier·ères client·es.
Passer à l’action en 3 étapes concrètes ⚡️
Concrètement, comment avancer sur ces sujets ? La logique est simple : cartographier, prioriser, activer.
1️⃣ Étape 1 : Cartographier son portefeuille. Identifier les outils actuels de chaque client·e. Connaître son statut vis-à-vis de la réforme. La Console Cegid agrège ces données automatiquement.
2️⃣ Étape 2 : Prioriser les actions. Une TPE sur papier n’a pas la même urgence qu’une PME déjà équipée. La Console filtre, segmente et planifie les interventions.
3️⃣ Étape 3 : Activer les services. Inscrire les client·es à la Plateforme Agréée. Envoyer les mandats. Déployer Shine pour les TPE. Tout se fait depuis une interface, en masse ou au cas par cas.

Le compte pro qui en fait plus.
Facturation électronique : ne pas agir a aussi un coût pour les cabinets
Reporter la préparation, c’est gérer la transition dans l’urgence. C’est aussi prendre le risque de client·es mécontent·es, et d’équipes sous pression. C’est également laisser d’autres acteurs capter la relation client.
👉 Les cabinets qui structurent dès maintenant leurs missions, au contraire, prennent une longueur d’avance.
La facture électronique n’est pas une contrainte de plus : c’est un levier concret pour accélérer le virage vers le full service et générer des revenus récurrents durables, comme le rappelle Valérie Creusot-Rivière, directrice générale d’Yzico, co-rapporteure du 80e Congrès de l’Ordre :
« La facture électronique et l’intelligence artificielle s’imposent à nous. Nous devons non seulement les adopter, mais aussi embarquer nos collaborateur·rices dans cette nouvelle dynamique. »
Conclusion : les opportunités offertes par la facturation électronique
75 000 € de CA possible par an. C'est ce que la réforme de la facturation électronique peut représenter concrètement pour un cabinet de 250 client·es, en cumulant les missions de diagnostic, full service et pilotage data.
Les cabinets qui structurent ces offres dès maintenant prennent de l'avance. Celles et ceux qui attendent laisseront passer ces opportunités et se retrouveront à gérer la transition dans l'urgence.
🔎 Pour aller plus loin, consultez notre article sur comment préparer votre cabinet à vendre du conseil.
📌 Et pour déployer le full service facturation auprès de vos client·es TPE, Shine regroupe compte pro, facturation et pré-comptabilité dans une seule interface, intégrée à l'écosystème Cegid.







