Fraudes et arnaques bancaires : les identifier et les déjouer

Écrit le lundi 14 septembre 2020 par Flore Campestrini
Avec Shine, dites adieu aux lourdeurs bancaires et aux tracas administratifs et comptables.

Il est un domaine dans lequel la créativité semble malheureusement inépuisable : celui des fraudes et arnaques bancaires et financières. Chaque saison donne lieu à son lot de nouvelles filouteries. Si les e-mails bourrés de fautes d’orthographe prêtent parfois à sourire, il n’en va pas de même pour d’autres techniques mieux ficelées. 

Nous vous présentons ici petit florilège des fraudes et arnaques les plus courantes et vous expliquons comment vous en prémunir. Lecteur·rice avisé·e, lisez attentivement ce qui suit !

Sommaire : 

Le phishing ou hameçonnage, un filoutage massif 

La fraude à la carte bancaire, le grand classique 

La fraude au prélèvement SEPA 

Les fraudes et arnaques au chèque

L’arnaque au faux client, un fléau pour les freelances 

La fraude au président : la bête noire des entreprises

Spécial nouvel auto-entrepreneur : l’arnaque aux fausses obligations

Les arnaques financières 

Le phishing ou hameçonnage, un filoutage massif  

Le filoutage (son autre petit nom) est une technique d’arnaque désormais bien connue et pourtant redoutablement efficace. Elle permet à un cybercriminel de soustraire à sa victime des informations confidentielles : ses coordonnées bancaires par exemple. 

Le phishing, comment ça marche ? 

Le phishing repose sur l’usurpation d’identité. L’escroc se fait passer pour un organisme connu (fournisseur d’énergie, opérateur téléphonique, banque, assurance… etc.) ou pour une institution publique (impôts, CAF, Assurance Maladie, Assurance retraite, URSSAF… etc.). 

L’arnaqueur déguisé en interlocuteur officiel vous contacte par mail, par téléphone ou par sms et vous indique que vous devez urgemment transmettre, mettre à jour ou confirmer vos coordonnées bancaires (code secret, numéro de carte, identifiants, BIC, IBAN… etc.) afin, par exemple, de bénéficier d’un remboursement, de valider un paiement ou de rétablir votre espace personnel suite à un prétendu incident technique. 

Que faire en cas de vol de mes coordonnées bancaires par phishing ?

Si vous êtes victime de phishing prenez immédiatement contact avec votre banque afin de lui signaler le vol de vos coordonnées bancaires. 

En complément, portez plainte et faites un signalement sur la plateforme officielle : internet-signalement.gouv.fr. 

Comment déjouer les tentatives d’hameçonnage ?

Plusieurs règles de prudence vous éviteront de tomber dans le piège, parfois bien huilé, du phishing : 

  • 🚨 Ne transmettez jamais vos informations confidentielles (numéro de carte bancaire, code secret, mot de passe, code de validation 3D Secure, identifiants de connexion, RIB… etc.) par e-mail, par sms, par téléphone ou en passant par un lien envoyé par e-mail. Soyez très prudent : donner votre code 3D Secure ou votre code de carte bancaire engage votre responsabilité. Attention, certains escrocs peuvent se montrer extrêmement convaincants, notamment lorsqu’ils se font passer pour votre banquier au téléphone. Tenez bon ! 🚨

  • Retenez que les différents organismes publics, les banques et tous les interlocuteurs sérieux ne vous demanderont jamais de leur fournir vos coordonnées bancaires, codes de carte bleue ou encore identifiants par e-mail, par téléphone ou par sms. 

  • Si vous recevez un e-mail de la part d’un organisme public ou d’une entreprise qui contient des fautes d’orthographe ou de syntaxe ou dont l’adresse ne semble pas être une adresse officielle : fuyez ! 

  • Ne cliquez pas sur les liens envoyés par e-mail ou sms si vous n’êtes pas certain·e de leur provenance.

  • Pour vérifier si une demande vous a bel et bien été faite, entrez vous-même l’adresse du site internet dans votre barre de recherche. Puis repartez de la page d’accueil du site officiel pour vous rendre dans votre espace personnel et procéder aux vérifications. 

  • Vérifiez que le site internet sur lequel vous vous trouvez est bien sécurisé : un petit cadenas doit apparaître avant l’url et celle-ci doit commencer par « https ». De plus, assurez-vous que le certificat SSL du site est bien au nom de l’organisme en question. Pour cela cliquez sur le petit cadenas situé avant l’url puis sur “certificat (valide)”. 

  • En cas de doute, y compris si vous êtes contacté·e par téléphone, adressez-vous directement à l’organisme concerné via son numéro officiel ou en vous rendant sur place. 

  • Si votre interlocuteur insiste sur le caractère urgent de la demande, redoublez de prudence. Il s’agit d’une technique de manipulation bien connue des arnaqueurs. 

  • Méfiez-vous particulièrement en période de crise : les escrocs savent tirer parti de la confusion ambiante pour proposer de nouvelles arnaques circonstanciées !

⚠️

Arnaques récentes : 

Des tentatives de phishing relatives à l’Assurance Maladie et aux Impôts (Direction Générale des Finances Publiques - DGFIP) ont été signalées au mois d’août 2020

L’Urssaf fait également état de tentatives de phishing relatives à l’aide de 1500 euros du fonds de solidarité et aux charges sociales dans le cadre de la crise de la covid-19. Méfiance donc en cette période de crise !

La fraude à la carte bancaire, le grand classique 

Bien que la carte bancaire soit un moyen de paiement très sécurisé, elle fait l’objet de nombreuses fraudes. En jeu, la plupart du temps, des failles humaines qui permettent le vol des données.

Quelles sont les techniques de fraude à la carte bancaire ?

Outre le phishing (évoqué plus haut), il existe de nombreuses techniques destinées à vous voler vos coordonnées bancaires : copie de la bande magnétique par un commerçant peu scrupuleux ; site frauduleux ; caméra, faux lecteur de carte ou encore faux clavier placés sur un distributeur de billet… les possibilités sont quasi infinies.

Piratage de carte bancaire, que faire ?

👉 Si vous vous apercevez que des paiements dont vous n’êtes pas à l’origine ont été débités de votre compte, prévenez immédiatement votre banque et faites opposition sur votre carte bancaire

Confirmez votre demande d’opposition par un courrier postal envoyé à votre banque en recommandé avec accusé de réception. 

En tant que professionnel, vous disposez de 60 jours après le débit pour faire opposition. 

🔎

Votre carte Shine a été piratée ? Pas de panique, vous pouvez la bloquer en un instant depuis votre application mobile. Cliquez sur “plus” en bas à droite de votre écran puis sur “bloquer ma carte bancaire” et enfin sur “ma carte a été volée” pour la désactiver. Voilà, vous êtes sauvé·e !

👍 Ne paniquez pas, vous êtes bien protégé·e par la législation en vigueur. Votre banque doit vous rembourser les sommes prélevées frauduleusement ainsi que les éventuelles pénalités (agios) engendrées par l’arnaque. 

🚨 Attention cependant, si votre banque peut prouver que vous avez commis une fraude ou une négligence grave, elle est en droit de refuser de vous rembourser. Suivez donc scrupuleusement les conseils qui suivent. 

Contrer la fraude à la carte bancaire : les bonnes pratiques 

Les fraudes à la carte bancaire sont la plupart du temps liées à des erreurs humaines. Pour vous protéger, voici une liste (non exhaustive) des précautions à prendre : 

  • 👉 Assurez-vous régulièrement qu’aucune dépense inexpliquée n’apparaît sur votre relevé de compte. Les arnaques peuvent porter sur de petites sommes, il convient donc d’être particulièrement attentif·ve afin de pouvoir signaler au plus vite les transactions frauduleuses et éviter de vous faire plumer. 

  • Ne communiquez jamais votre code secret à un tiers quel qu’il soit. Votre banque, la Police, l’Assurance Maladie ou encore les impôts ne vous demanderont jamais cette information. Abstenez-vous de transmettre votre code de carte bancaire à qui que ce soit par téléphone, par e-mail ou même sur un site internet marchand. 

  • N’écrivez pas votre code secret, et, qui plus est, ne le conservez pas avec votre carte bleue. Bref apprenez le par coeur et gardez-le… secret !

  • Ne transmettez jamais vos coordonnées bancaires (numéro de carte, code de sécurité…etc.) par e-mail, par sms ou par téléphone. 

  • Ne transmettez jamais les codes de sécurité 3D Secure qui vous sont envoyés par SMS. Certains arnaqueurs demandent ces codes par téléphone pour valider des paiements frauduleux : dites non !

  • Lorsque vous tirez de l’argent, cachez le clavier d’une main afin d’empêcher quiconque de voir votre code secret. 

  • Quand vous retirez du cash, assurez-vous que le distributeur ne présente pas d’anomalies (lecteur de carte particulièrement apparent par exemple). 

  • Ne prêtez jamais votre carte à un tiers. Au restaurant par exemple, ne la confiez pas au serveur pour qu’il aille vous encaisser loin de votre surveillance. 

  • N’effectuez des achats en ligne que sur des sites sécurisés (adresse précédée de « https » et d’un cadenas), de préférence équipés du système 3D Secure et connectez vous depuis un réseau internet sécurisé. 

  • Changez régulièrement vos mots de passe. 

  • Évitez d’enregistrer vos coordonnées bancaires sur votre ordinateur. 

  • Notez et conservez en lieu sûr votre numéro de carte et sa date d’expiration. Ces informations vous seront demandées pour faire opposition. 

Vous souhaitez devenir un as de la sécurité ? Retrouvez la liste complète des précautions à prendre pour éviter la fraude à la carte bancaire sur le site de la Banque de France. 

La fraude au prélèvement SEPA 

Le système SEPA harmonise les moyens de paiement et fluidifie les transferts de fonds entre les pays d’Europe. Seul hic, faire un prélèvement est désormais si facile que certains individus peu scrupuleux profitent de la situation pour opérer des prélèvements non-autorisés. 

Prélèvements non-autorisé, comment ça marche ? 

Toute personne en possession de votre RIB, et donc de vos coordonnées bancaires, peut mettre en place un prélèvement sur votre compte en banque. Il n’est en effet pas obligatoire pour les banques de vérifier que la demande de prélèvement s’appuie bien sur une autorisation préalable de votre part. 

Certains fraudeurs peuvent également utiliser vos informations bancaires pour falsifier un mandat de prélèvement TIP (Titre Interbancaire de Paiement) et effectuer un prélèvement faussement autorisé sur votre compte. 

Prélèvements frauduleux, que faire ? 

Si vous constatez un mouvement non identifié sur votre compte, demandez immédiatement à votre banque de faire opposition. 

Votre établissement bancaire doit vous rembourser les sommes prélevées frauduleusement, sauf s'il apparaît que le prélèvement avait été autorisé ou que vous avez fraudé. 

Vous disposez d’un délai de 8 semaines après le débit pour vous opposer à un prélèvement non autorisé. Ce délai est étendu à 1 an si le prélèvement n’a pas été autorisé par un mandat signé. 

Prélèvement SEPA non autorisé, comment s’en protéger ? 

La législation vous protège en cas de prélèvements frauduleux. Il convient cependant d’adopter de bonnes pratiques afin d’éviter que ce type d’incident ne survienne : 

  • Ne communiquez votre RIB et votre IBAN qu’à des tiers de confiance

  • Vérifier régulièrement vos comptes afin de traquer les éventuels prélèvements indus ; 

  • Prêtez la plus grande attention aux alertes que vous envoie votre banque ; 

  • Certaines banques vous proposent de mettre en place une “liste blanche” des seuls prestataires autorisés à prélever des fonds sur votre compte. Bien qu’un peu lourde, cette solution peut vous permettre de vous protéger efficacement contre les fraudes.

Les fraudes et arnaques au chèque

Moyen de paiement bien établi, le chèque a pourtant toujours la cote auprès des arnaqueurs. 

Recevoir un chèque en paiement :

Si vos clients souhaitent vous régler par chèque, prenez-garde, il ne s’agit pas du moyen de paiement le plus fiable : un chèque peut tout à fait se révéler sans provision ou invalide. Dans l’idéal, privilégiez des modes de paiement plus sûrs comme le virement bancaire. 

Afin d’éviter de voir votre chèque refusé par votre banque certaines précautions s’imposent : 

  • vérifiez que toutes les informations demandées sur le chèque sont bien complétées ; 

  • assurez-vous que le montant indiqué en chiffres correspond à celui indiqué en lettres ;

  • contrôlez que la justesse de la date indiquée (attention un chèque ne peut plus être encaissé passé 1 an et 8 jours);

  • vérifiez que le nom et l’adresse de votre client apparaissent bien sur le chèque et que les coordonnées de sa banque y figurent également. 

👍

Vous possédez un compte Shine Premium ? Lorsque vous encaissez un chèque via votre application Shine nos partenaires effectuent une première vérification de sa validité afin d’éviter les risques de rejet. 

🚨 Attention, le chèque peut également être utilisé par les fraudeurs dans le cadre de différentes arnaques (voir arnaque au faux client ci-dessous). Pour éviter les arnaques au chèque : 

  • N'acceptez jamais que votre compte serve à recevoir des sommes qui ne vous sont pas dues. Certains fraudeurs proposent de vous verser un montant supérieur à la prestation et de leur rembourser ensuite la différence... attention, il peut s’agir de blanchiment !

  • N’acceptez pas de déposer sur votre compte un chèque qui ne correspond pas au montant prévu dans votre devis. 

Payer par chèque : 

Pour le dire rapidement, lorsque vous émettez un chèque, celui-ci peut être falsifié de deux manières : soit la somme indiquée est modifiée, soit c’est le nom du bénéficiaire qui fait l’objet d’un changement. 

Si le destinataire de votre chèque vous signale qu’il n’a pas reçu votre paiement alors que vous avez été débité·e : faites opposition auprès de votre banque et portez plainte pour fraude. 

Votre banque doit vous rembourser le montant extorqué si le chèque a été modifié de façon visible. En revanche, si la falsification est difficilement décelable, votre banque n’est pas tenue de vous reverser les fonds. 

Quelques précautions simples vous permettent de vous prémunir contre la fraude au chèque : remplissez toujours toutes les informations demandées, ne laissez pas de d’espaces vides et utilisez un stylo à bille noire.

L’arnaque au faux client, un fléau pour les freelances 

Au cours des derniers mois, de nombreux freelances ont été confrontés à une arnaque particulièrement pernicieuse : l’arnaque au faux client ou escroquerie au devis. 

L’arnaque au chèque par un faux client, comment ça marche ? 

Un supposé client fait une demande de devis, accepte l’offre proposée et verse très rapidement un acompte ou procède au règlement anticipé de la prestation. Le hic ? La montant versé est bien supérieur à celui indiqué sur le devis (2000 euros au lieu de 200 euros par exemple). Le faux client allègue une erreur comptable (attention d’autres variantes existent !) et demande la restitution de la somme excédentaire

Constatant que les fonds apparaissent bien sur son compte, le freelance, s’empresse de faire un virement afin de rembourser l’escroc. Le piège se referme lorsque sa banque lui signale que les sommes envoyées initialement par le supposé client n’ont finalement pas été créditées sur son compte.

L’explication ? Lorsque vous déposez un chèque, la somme correspondante apparaît sur votre compte au bout d’un jour ouvré (pour les chèques en euros). ⚠️  Mais attention, cet argent n’est pas réellement disponible ! Un délai variable, de 8 jours à environ 1 mois, est nécessaire pour que le chèque soit vérifié par votre banque et crédité à titre définitif. En cas de chèque en bois, les sommes disparaissent donc de votre compte. 

Autre précision importante : le faux client peut envoyer lui-même un chèque frauduleux à votre banque en utilisant votre RIB et en usurpant votre identité. Dans ce cas, vous pouvez croire à un virement définitif. Ne vous laissez pas duper ! 

Escroquerie au faux client, comment réagir ? 

Si malheureusement vous ne découvrez pas le pot aux roses avant qu’il ne soit trop tard : 

  • Contactez votre banque au plus vite et faites opposition sur le chèque ou le virement que vous avez émis à destination de l’escroc. Votre paiement pourra peut-être être bloqué. 

  • En cas d’arnaque avérée ou de tentative d’arnaque portez plainte pour escroquerie sans tarder. 

Fraude au faux client : comment éviter de se faire avoir ?

Pour mener à bien cette arnaque, les arnaqueurs s’appuient sur des failles humaines. Voici quelques précautions qui vous éviteront de tomber dans le panneau :

  • Méfiez-vous des commandes intéressantes venues de « nulle part ». Prenez garde notamment aux messages génériques qui n’indiquent pas votre nom et ont pu être envoyés à des dizaines de cibles potentielles. 

  • Scrutez l’adresse e-mail de votre contact. L’inconnu utilise une adresse pas tout à fait professionnelle ? Son e-mail ne correspond pas à ceux qui apparaissent sur le site de l’entreprise pour laquelle il déclare travailler ? Attention, il s’agit peut-être d’une usurpation d'identité, redoublez de prudence. 

  • Précisez la demande. Si la demande qui vous est faite est trop abstraite, demandez au supposé client de vous donner autant d’éléments que possible afin que vous puissiez établir un devis détaillé. Posez des questions à propos de sa société et de son projet. Une demande trop vague, sans objectifs précis, sans délais ou à l’inverse avec des délais très courts doit vous mettre la puce à l’oreille. 

  • Faites des recherches à propos de votre interlocuteur. En cas de doute à propos de la fiabilité de votre contact vérifiez que sa société a bien une existence légale. Pour cela, rendez-vous sur société.com ou sur infogreffe.fr. En complément, consultez les mentions légales du site internet de l’entreprise à laquelle il prétend appartenir et vérifiez la liste de ses employés sur LinkedIn. Attention, il est possible que votre interlocuteur ait usurpé l’identité d’une entreprise tout à fait honnête. Vous devez donc croiser les informations. 

  • Restez en lieu sûr. Si un client vous contacte via une plateforme de freelancing, n’acceptez pas de poursuivre les échanges en dehors. Les marketplaces offrent en principe une protection qui peut vous éviter des déconvenues. 

  • 👉 Si vous constatez que votre client vous a versé une somme d’argent trop importante, demandez à votre banquier de confirmer définitivement la validité des fonds avant de procéder à un quelconque remboursement.. Surtout prenez le temps nécessaire, n’agissez pas dans la précipitation. La contrainte temporelle est une technique d’influence bien connue

Variante : l’arnaque aux frais de port 

Le pitch : un professionnel ou particulier passe une annonce sur internet afin de vendre un objet. Un acheteur le contacte et lui envoie un chèque d’un montant supérieur au prix fixé. Le faux acheteur prétend que la somme supplémentaire est destinée à couvrir les frais de port. L’arnaqueur demande ensuite à sa victime de lui rembourser le trop-perçu. Cette dernière s’exécute et s’aperçoit par la suite que le chèque initial était sans provision. Encore une arnaque au chèque !

La fraude au président : la bête noire des entreprises 

Cette arnaque au nom évocateur a fait de nombreuses victimes, y compris parmi les plus grandes sociétés françaises. Jean-Yves Le Drian, le Ministre des affaires étrangères, en a lui-même été l’objet. 

L’arnaque au faux président, comment ça fonctionne ? 

L’arnaque au président appartient à la catégorie des arnaques aux faux ordres de virement. Les cybercriminels récoltent des informations à propos de l’entreprise cible. Grâce aux éléments collectés, ils usurpent l’identité du dirigeant de la société et entrent en contact avec un employé travaillant à un poste clé (comptabilité principalement) afin de lui demander d’effectuer un virement dans les plus brefs délais et dans la plus grande confidentialité. 

Victime de l’escroquerie au faux dirigeant, que faire ?

Là encore, il s’agira de bloquer les paiements au plus vite, si cela est encore possible, et de porter plainte pour escroquerie. 

Fraude au faux président, la parade :

Vous avez ici affaire à des professionnels de la manipulation. La meilleure parade consiste à éduquer vos salarié·e·s à la cybersécurité et à les sensibiliser aux techniques d’escroquerie reposant sur l’ingénierie sociale

Il est également possible d’interdire préventivement les virements internationaux, souvent utilisés dans ce type d’arnaque. 

⚠️ Attention, ces escroqueries sont particulièrement répandues dans les périodes de crise. Les arnaqueurs peuvent en effet tirer parti de l'isolement des salariés, du stress ambiant et de la perturbation des process habituels. En ces temps de crise sanitaire, soyez donc particulièrement vigilant !

L’escroquerie au faux fournisseur, une variante :

L’arnaque au faux fournisseur est également une arnaque au faux ordre de virement. Le criminel collecte des informations sur les activités de l’entreprise puis la contacte en se faisant passer pour l’un de ses prestataires. Il lui signale un changement d’identité bancaire et lui fournit simplement un nouveau RIB afin d’effectuer les virements à venir et le tour est joué !

Spécial nouvel auto-entrepreneur : l’arnaque aux fausses obligations

Voici une arnaque particulièrement agaçante à laquelle tout nouvel auto-entrepreneur est confronté : les arnaques aux fausses obligations. 

Arnaques aux auto-entrepreneurs : comment ça marche ? 

Sachez-le, suite à la création de votre micro-entreprise, votre boite aux lettres va déborder de courriers frauduleux vous indiquant que vous devez régler quelques centaines d’euros pour apparaître dans tel annuaire ou vous enregistrer auprès de tel organisme. Ne payez surtout pas ! Ces courriers sont au mieux trompeurs, au pire ce sont de véritables arnaques. 

👍 Notre conseil : Investissez dans une poubelle de bureau grand format, elle sera rapidement rentabilisée. 

En savoir plus à propos des escroqueries aux micro-entrepreneurs

Pour tout savoir à propos de ce type d’arnaques consultez notre article dédié à cet épineux sujet ! Retrouvez également quelques exemples de courriers frauduleux sur notre page « sos arnaques » et une liste actualisée des arnaques visant spécifiquement les auto-entrepreneurs sur le site de l’Urssaf. 

Les arnaques financières

L’épargne et les placements financiers n’échappent pas à la voracité des filous de tout poils.

Comment fonctionnent les arnaques financières ? 

Faux placements aux rendements exceptionnels et prétendument sans risque de perte en capital ; pyramide de Ponzi ; faux trading en ligne ou encore escroquerie à la récupération de fonds perdus : les techniques d’arnaque sont pléthore et bien malin celui qui saura les repérer au premier coup d’oeil !

De manière générale, ces arnaques s’appuient sur des techniques de manipulation bien rodées qu’il convient d’apprendre à repérer. Outre l’urgence (« offre à saisir au plus vite avant disparition définitive ») ou la preuve sociale (des milliers d’épargnants supposément satisfaits), les « conseillers » utilisent différentes méthodes d’influence résumées par l’Autorité des Marchés Financiers dans une infographie. 

Au final, les sommes confiées aux conseillers malhonnêtes par les épargnants confiants et gourmands sont perdues à jamais. 

Je suis victime d’une escroquerie financière, comment réagir ? 

Si vous êtes victime d’une arnaque financière vous devez porter plainte afin d’entamer des poursuites contre votre escroc. Retrouvez les modalités du dépôt de plainte sur le site de l’AMF. 

Comment détecter les arnaques financières pour s’en prémunir ?

Plusieurs précautions vous permettront de repérer les arnaques financières et de les éviter avec brio : 

  • Vérifiez toujours que votre interlocuteur a bien l’autorisation officielle de distribuer des produits financiers ou d’épargne. Pour cela consultez le site de l’ORIAS et le registre REGAFI. 

  • Assurez-vous que votre interlocuteur ne figure pas sur les listes noires de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). 

  • Soyez bien certain·e que votre contact n’a pas usurpé l’identité d’une société autorisée à commercialiser des produits financiers. En cas de doute sur l’identité de votre interlocuteur, appelez directement l’entreprise à laquelle il est censé appartenir. 

  • Apprenez à repérer les offres douteuses. De manière générale, une proposition trop alléchante (rendement élevé sans risque de perte) cache souvent une arnaque. 

  • Familiarisez-vous avec les comportements suspects et les techniques de manipulation (pieds dans la porte, preuve sociale, bouche à oreille, urgence… etc.). 

  • Méfiez-vous des propositions non sollicitées. 

  • Demandez toujours des explications détaillées (surtout en cas de rendement élevé) et procurez-vous une documentation complète à propos du produit d’épargne ou du placement. 

  • Ne vous précipitez jamais pour prendre une décision, signer des documents ou verser de l’argent. 

  • Méfiez-vous du bouche-à-oreille : certaines arnaques comme les Pyramides de Ponzi reposent sur la recommandation. L’argent placé par les épargnants permet de verser des « intérêts » aux individus déjà entrés dans la boucle. Lorsque le filon s’épuise, faute de nouvelles victimes, l’arnaqueur disparaît et les épargnants perdent les sommes « placées ».


En conclusion de ce panorama (non exhaustif) des fraudes et arnaques bancaires et financières rappelons deux précautions à adopter d’urgence pour passer à travers les mailles du filet : apprenez à identifier les techniques de manipulation et ne révélez jamais vos données personnelles en dehors de vos espaces personnels sécurisés. 

Vous avez croisé un usurpateur ou un fraudeur ? Venez partager votre expérience avec la Shine Community et évitez à d’autres entrepreneurs de se faire rouler dans la farine !

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