Durcissement de l’ACRE en 2026 : le point sur la réforme
Publié le 16 janvier
3 min. de lecture
Publié par Victoria Grimaldi
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Si vous envisagez de créer votre société (SAS, SASU, EURL, SARL…) cette année, il y a une nouveauté à connaître dans le domaine des aides à la création d’entreprise ! La réforme de l’ACRE (aide à la création et à la reprise d’entreprise) a durci les conditions pour obtenir cette aide. Qui peut y prétendre ? Comment faire votre demande d’ACRE en 2026 ? À quel montant avez-vous le droit ? Le récapitulatif des nouveautés.

Réforme de l’ACRE 2026 : un coup de rabot important
L’ACRE est une exonération de cotisations et contributions sociales applicable durant la première année d’activité de votre entreprise. L’exonération est totale ou partielle selon vos revenus.
Il s’agit de l’aide à la création d’entreprise la plus répandue. Et pour cause : elle était jusqu’alors accessible sans condition et accordée automatiquement au moment de la création d’une société.
En revanche, ce n'était pas le cas pour la création d’une micro-entreprise. L’ACRE est accessible sous condition (par exemple : être demandeur d’emploi, bénéficiaire de minimas sociaux, etc.). Vous devez également demander l’aide pour pouvoir en profiter.
👉 À compter du 1er janvier 2026, la situation des auto-entrepreneurs devient la règle de droit commun. En clair, il faudra désormais demander l’ACRE pour y avoir le droit mais aussi remplir certaines conditions.

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Des conditions plus strictes pour obtenir l’ACRE en 2026
✔️ Dorénavant, pour obtenir l’ACRE si vous créez une société, vous devrez vous trouver dans l’une des situations suivantes :
demandeur d’emploi indemnisé ou non indemnisé inscrit à France Travail 6 mois au cours des 18 derniers mois ;
bénéficiaire du revenu de solidarité active (RSA) ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ;
jeune de 18 à 25 ans révolus ;
personne de moins de 30 ans non indemnisée ;
personne de moins de 30 ans reconnue handicapée ;
salarié·e ou personne licenciée d'une entreprise en sauvegarde, en redressement ou en liquidation judiciaire qui reprend l'activité de l'entreprise ;
personne ayant conclu un Cape (contrat d’appui au projet d’entreprise) ;
entreprise implantée au sein d'un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) ;
bénéficiaire de la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PrePare) ;
activité exercée dans une zone France ruralités revitalisation (ZFRR ou ZFRR+).
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Les conditions d’obtention de l’ACRE en micro-entreprise sont similaires. L’exercice de l’activité dans une ZFRR ou ZFRR+ est une nouveauté ajoutée cette année.
Démarches obligatoires pour obtenir l’ACRE en 2026
Autre nouveauté en 2026 : pour obtenir l’ACRE, il va désormais falloir la demander. Cette aide ne sera plus automatique pour les créateurs et créatrices de société. Pour cela, vous devrez remplir l’un des 2 formulaires suivants puis l’envoyer à l’URSSAF.
Voici les formulaires à remplir selon votre situation 📋 :
travailleurs indépendants, praticiens et auxiliaires médicaux ;
mandataires sociaux relevant du régime des assimilés salariés (exemple : président·e de SAS ou de SASU).
Les documents sont à adresser à l’URSSAF directement depuis le site de l’URSSAF (rubrique “contact” > “je n’ai pas de compte URSSAF”).
Vous devrez également joindre le justificatif d’ACRE correspondant en fonction de votre situation (cf. liste des justificatifs dans le formulaire).
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La demande doit être faite directement après la création de l’activité sur le Guichet unique de l’INPI et sans attendre.
Montant de l’ACRE 2026 : plafonnement à 25 %
En 2025, l’ACRE permettait de profiter d’une exonération :
totale pour les revenus inférieurs à 75 % du plafond annuel de la Sécurité sociale ;
dégressive pour les revenus compris entre 75 % et 100 % du PASS.
La réforme introduit des règles supplémentaires pour limiter le montant de l’exonération.
👉 L’exonération pour les revenus inférieurs à 75 % du PASS sera désormais partielle et non plus totale.
👉 Au maximum, l’exonération ne pourra pas excéder 25 % des cotisations sociales dues.
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Les conditions d’application de ces règles seront précisées dans un décret à venir.
Récap’ sur la réforme de l’ACRE 2026
Clairement, créer son entreprise en 2026 pourrait donc vous coûter plus cher qu’auparavant si vous ne vous trouvez pas dans une situation vous permettant de prétendre à l’ACRE. De la même façon, l’exonération sera moins généreuse qu’avant.
Pour le gouvernement, l’idée est évidemment de faire des économies en fermant un peu les portes de cette aide pour la recentrer sur les personnes en ayant réellement besoin.
Pour vous en tant que futur entrepreneur·e, c’est un élément à anticiper avant la création de votre entreprise, en constituant une trésorerie pour payer vos premières charges sociales par exemple.







